La Phytothérapie

L’essence même des plantes…

La phytothérapie connaît depuis quelques années un regain de faveur. Non pas dans l’opinion mais, chez les praticiens.Elle est la pratique médicale la plus ancienne.

Pour expliquer ce phénomène, deux raisons principales semblent pouvoir être avancées. 

La première est que les drogues de synthèse, certes, utiles et même indispensables dans certains cas, ont les défauts de leur qualité : à leur puissance fait écho trop souvent une agressivité suivie d’effets secondaires plus ou moins graves. D’autant qu’elles furent souvent prescrites à des doses excessives et pour des temps trop longs. La seconde est qu’au fur et à mesure des années et des travaux, de nouvelles et nombreuses précisions sont données sur les constituants des végétaux. Leurs propriétés, connues empiriquement depuis des siècles, se trouvent de ce fait expliquées de manière scientifique.

On sait depuis le Vème siècle que le colchique est indiqué dans l’excès de goutte. On le savait bien avant la découverte  de la colchicine en 1819. Malgré certaines éclipses, on ne cessa pas d’utiliser cette liliacée. Il y a quelques années, certains produits de synthèse firent à nouveau pâlir l’étoile de ce traitement. Dans un esprit de progrès, ou bien plus simplement pour “être de son temps”, on prescrivit et on absorba ces drogues modernes “au prix de plus grands risques et des contre-indications plus étendues”. La résistance des bactéries aux antibiotiques s’accroît sans cesse. Aujourd’hui, les auteurs sont d’accord pour reconnaître que le colchique n’a rien perdu de son efficacité dans l’excès de goutte aigüe et qu’il reste le meilleur traitement de fond de cette diathèse.

Les bergers savent depuis longtemps que les moutons ayant brouté du genêt subissent sans dommage les morsures de vipères. Car grâce à la spartéine le venin devenait inoffensif.

On sait que la vitamine E est un facteur de fécondité. On la trouve dans de nombreux végétaux,  y compris la laitue. Aux sujets déconfits par leur stérilité, divers traitements peuvent être proposés. Mais qu’un médecin leur dit “en plus manger beaucoup de salade”, sauf si ce médecin à quelque autorité, il risque de ne pas faire très sérieux !

Combien connaissent la piloselle ? On connaît certes, la pénicilline, mais la piloselle ? Or il se trouve que cette plante est efficace dans un certain nombre d’états fébriles. On a depuis trouvé dans ce végétal des principes antibiotiques actifs.

Comme on s’en doute, ce n’est pas seulement dans la piloselle que l'on a découvert des substances antibiotiques actives. On en a démontré l’existence dans l’ail, l’oignon, les algues, dans l’avocat, le pin… La liste actuelle ferait état de plusieurs centaines d’espèces de végétaux déjà inventoriés à ce sujet.

Malgré les preuves, de plus en plus nombreuses, de l’efficacité des plantes, il se trouve encore des détracteurs de la phytothérapie. Leurs arguments ne sont pas toujours sans valeur. Je ne parle pas, bien entendu, de ceux qui se permettent de discuter de ce qu’ils n’ont même pas pris la peine d’étudier. Cette opinion aura rendu service à la méthode. Grâce à elle les récolteurs, les façonniers, les laboratoires, ont pris encore plus de précautions dans l’élaboration des médicaments d’origine végétale. Il y a longtemps que les laboratoires spécialisés s’entourent de toutes les garanties pour fournir des plantes, leurs extraits, aux normes scientifiques et légales.

L’avantage de la phytothérapie est de limiter les effets secondaires grâce aux faibles concentrations et à des éléments actifs qui ne sont pas dénaturés ou épurés. En phytothérapie, on n’utilise pas une molécule, mais un ensemble de molécules (le totum de la plante). Cette médecine non conventionnelle est une médecine symptomatique traitant les maladies déclarées.

On est fait également usage de plantes aromatiques dans les boissons et l’alimentation.

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Les 5 concepts

la naturopathie vise à préserver et optimiser la santé globale de l’individu, ainsi qu’à aider l’organisme à s’auto régénérer grâce à des moyens naturels.

Elle se différencie des autres médecines en ce sens

  • Qu’elle ne traite pas les symptômes, c’est à dire les manifestations de la maladie, mais elle recherche et agit sur les causes.
  • Qu’elle s’attache à la qualité de vie de la personne sur ses différents plans d’existence (physique, énergétique, psychologique et spirituelle), indissociable de l’équilibre socioculturel et planétaire.